Bonjour mon nom est Sébastien et je suis un alcoolique,
Montréal, Québec, Canada.
Je suis abstinent d'alcool depuis 17 ans. J'ai arrêté de consommer, j'avais
à l'époque 22 ans. Le mur que j'ai frappé à l'époque était en fait une
psychose... Je m'étais retrouvé à l'étage psychiatrique de ma ville. Je me
sentais seul, perdu, à ne pas savoir ce qui ce qui m'était arrivé. Une fois
mon congé signé, je me suis retrouvé seul dans mon appartement. Pendant ma
psychose j'avais une réunion, donc je savais que si je faisais alcooliques
anonymes, je pouvais m'en sortir. En fait, ça fait longtemps, je crois que
je ne savais pas quoi faire d'autre... Quand j'ai commencé mon abstinence,
j'étais prisonnier de mon lit, je n'y sortais que pour aller manger à la
soupe populaire ou faire un meeting,
Dans mes débuts, je ne savais pas où me placer, à qui parler... J'ai vu des
gens qui faisaient de l'accueil, alors je me suis joint à eux... Après
quelques semaines, on m'a vite offert le job de café, ça m'a permis de
développer mon sentiment d'appartenance. Avec le temps, j'ai recommencé à
travailler, ma situation s'est amélioré... J'ai été chanceux, mais mon
rétablissement n'a pas été de tout repos... Je me suis beaucoup impliqué
mais pour les étapes, je dois avouer que c'était une autre histoire...
Peut-être que je me fuyais, en tout cas, j'étais sobre...
Il y a maintenant 7 ans et 1/2 j'ai eu un accident d'auto, en revenant d'un
meeting. Je me suis réveillé, d'une personne saine un jour à un autre
tétraplégique... Mais, avec beaucoup de temps, psychologues, mode de vie,
partages... Je suis même retourné vivre en appartement, tout seul. Avec
l'aide des préposés, en tout cas, un jour à la fois, j'arrive à affronter
chaque jour qui passe... J'arrive à vivre des moments de sérénité et de
bonheur. Pas toujours, je ne veux pas dire que c'est toujours facile, mais
j'arrive quand même à passer du bon temps.
Il y a quelques années, je cherchais un moyen de faire du meeting sur le
net... J'avais, entendu parler de meeting par courriel, c'est en cherchant
que je suis tombé comme ça, par hasard, sur le groupe en ligne " vivre sans
alcool". Depuis, j'ai la piqûre ... Je fais deux meetings physiques avec
deux meetings en ligne, c'est bon pour mon équilibre intérieur ou équilibrer
mes angoisses... Il ne m'est pas toujours facile de sortir, mais au moins,
même sur le net, je ne suis pas isolé. Je peux rejoindre quelqu'un...
Plus jamais seul... C'est vrai ! Je ne suis plus la personne isolée de mes
commencements...
Sébastien, alcoolique
Montréal, Québec, Canada
Bonjour mon prénom est Renée, je suis alcoolique abstinente et heureuse ne
de plus consommer de l'alcool par la grâce de Dieu et l'aide du mouvement
des Alcooliques Anonymes.
Je suis remplie de gratitude envers Dieu et ce mouvement A.A. toujours en
mouvement nonobstant le temps et les modes et ce tout autour du monde; je
suis d'origine québécoise ou canadienne française, je vis en France depuis
quelques années et je suis privilégiée par la grâce de Dieu d'avoir
rencontré A.A. dans un autre pays. Je suis abstinente d'alcool et de tout
autre substitut depuis le jour où j'ai demandé à Dieu de m'enlever cette
obsession de boire et aussi le goût de cet alcool et aussi toute réserve
d'être en mesure de reboire un jour normalement; c'est à dire que l'alcool
ne soit pour moi en mauvaise réaction pour mon système nerveux central.
J'ai décidé dès ma première réunion A.A. d'adhérer à cette grande fraternité
de femmes et d'hommes que sont Les alcooliques anonymes; une grande école de
vie où j'apprends à vivre et laisser vivre; dont le programme des 12 étapes
et des 12 traditions savent me faire vivre heureuse sans alcool. Lorsque
j'ai compris et comprends encore avec la littérature A.A. et les messages de
certains membres dont le rétablissement est authentique toute l'ampleur de
l'alcoolisme; une maladie déroutante, lente progressive, incurable et
mortelle. Maladie incurable dont les effets peuvent être stoppés en ne
consommant pas d'alcool et ce en vivant les douze étapes via l'acceptation
de ladite maladie. L'alcool n'est en somme qu'un symptôme d'une personnalité
problématique ou tordue et en le sachant tout est devenu tellement plus
facile pour moi de gérer ou de stabiliser mes émotions avec Dieu et le
programme spirituel des A.A. qui en somme n'est pas une religion, un culte
ou une secte mais en redondance un mode de vie spirituel.
Peu à peu avec le temps, je suis entrée dans la compréhension de ce mode de
vie sans alcool; ces principes spirituels ont su et remplacent les
spiritueux alcoolisés qui peu à peu atrophiaient la femme que j'étais
vraiment. Un réveil spirituel ou un profond changement de personnalité s'est
opéré en moi lorsque j'ai su et je sais encore vivre avec une rigoureuse
honnêteté ces étapes salvatrices pour l'oiseau blessé que j'étais et que je
pourrais redevenir si je me repose sur mes lauriers roses. J'ai aussi appris
avec le temps à dire non, à dire oui, à m'occuper de diriger ma vie et non
celle des autres, à connaître mes limites face à la fatigue mentale et
physique; ennemis de ma personnalité extrêmement forte mais paradoxalement
friable car nantis de pieds d'argile; puisque je serai toujours impuissante
devant l'acool poison mortel pour l'alcoolique que je suis.
Vendredi le 12 juin je vais souffler mes 28 bougies de cette vie sans alcool
et je le réitère ma gratitude est immense envers ce Dieu que je n'ai jamais
vu mais que je sens agir en moi dans toutes sortes de situations
inimaginables de la vie; non je n'ai jamais vu Dieu mais le vent est-ce que
je l'ai déjà vu? Et pourtant j'y crois à ce vent lorsqu'il souffle fort ou
que sa brise me fait du bien par une journée d'été.
L'alcoolisme n'est pas un déshonneur ou un honneur mais bel et bien une
maladie selon l'OMS ou l'Organisme Mondial de la Santé et de cette maladie
qui est la mienne, non, je n'ai pas honte!
Renée M. m pour miracle
du beau pays de la France
J’ai connu le mouvement des Alcooliques Anonymes en 1985 puis après être
retourné dans le trafic pour quelques années, je suis revenu en 1993 et
pendant 11 années, je n’ai eu à consommer aucune substance pour me maintenir
en vie ! Pendant 9 bonnes années, ma vie est devenue normale jusqu’à ce que
je rencontre une femme dont je suis tombé amoureux. Elle est vite devenue ma
Puissance Supérieure et j’en suis venu à croire qu’elle seule pouvait me
donner une raison de vivre. Mais suite à notre séparation, j’ai planté du
nez et je n’ai jamais été capable de me relever. Incapable de trouver de
l’aide car cette relation avait fait le vide autour de moi, j’ai décidé de
quitter mon patelin, mes amis et amies, ma famille et mes enfants. Je me
suis isolé dans un endroit perdu, loin des grandes villes et j’ai
progressivement mis de côté le mode de vie qui auparavant m’avait sauvé la
vie.
L’isolement est semblable à une falaise où un jour ou l’autre on finit par
mettre le pied dans le vide. Quelques mois plus tard, perdu dans un monde
perdu, j’ai pris ma première consommation après m’avoir convaincu que
c’était le seul remède. C’était ça ou le suicide ! Rapidement, mon mode de
vie devint semblable à celui d’une barque que l’on avait détachée de son
quai. En dehors du mouvement, j’étais désormais à la merci d’une maladie
grave, sournoise et insidieuse. Une maladie qui, je le savais, me mènerait
soit à l’hôpital, soit en prison ou à la morgue.
Comme on le dit souvent, une fois que l’on a connu le mouvement, on ne
consomme plus de la même manière. Ainsi, mon pain quotidien devint de plus
dur à avaler. Des sentiments de honte, de déprime et de découragement qui
m’amenèrent qu’à une pensée : mettre fin à mes jours. Je n’avais plus
d’espoir car je venais de tout foutre en l’air, surtout, un peu plus de onze
années de rétablissement et de travail sur moi-même…
Ma chute dura pendant quatre longues années et malgré que j’aie tenté de
m’accrocher avec peine et misère à toutes sortes de « méthodes », j’atteins
finalement le fond. On dit qu’une rechute se prépare avec des réserves que
l’on entretient tranquillement dans notre for intérieur. Je pense que moi,
j’ai entretenu progressivement l’idée de vouloir mettre fin à mes jours.
Si je ne l’avais toujours pas fait c’est qu’une phrase me hantait depuis
longtemps, une phrase qui un jour m’avait fait connaître les Alcooliques
Anonymes : Il n’est pas nécessaire de mourir pour arrêter de souffrir.
Ainsi dans la nuit du 18 janvier 2009, j’étais de retour à la maison après
avoir participé à l’anniversaire de ma petite fille qui fêtait ses deux ans.
Ce soir-là, dans la discussion avec les membres de ma famille, les mots qui
avaient été prononcés m’avait blessé profondément et ce fut la goutte qui
fit déborder le vase.
J’avais deux heures de route à faire, il neigeait, la route était
sensiblement glissante. J’avais les yeux plein d’eau et le cœur en lambeaux,
ce qui perturbait mon état de conscience. Probablement qu’il devait y avoir
encore une fin tragique pour que je lâche prise et que je revienne dans le
mouvement. De toute manière, j’ai perdu le contrôle de la voiture et j’ai eu
un accident qui aurait pu être fatal pour moi. Je crois que j’ai été sauvé
une fois de plus par ma Puissance Supérieure.
C’est à la suite de cet accident de voiture que j’ai pris la décision
d’arrêter de boire. Malgré ma déchéance, j’étais incapable d’aller vers les
autres. Incapable de trouver le courage d’aller chercher un ticket pour
l’aventure du rétablissement. (De faire une réunion). Probablement que
j’étais trop orgueilleux ou trop honteux mais j’étais surtout brisé au point
d’avoir perdu confiance… Confiance en moi et aux autres.
Pourtant, chaque matin, j’entendais l’appel dans ma méditation, dans mon
esprit confus et je ne pouvais l’empêcher. Le message revenait à tout coup :
« souviens-toi de ce qui a déjà marché pour toi ! » Et un bon jour, seul
dans ma chambre, j’ai osé taper les lettres AA sur Google et j’ai appuyé sur
le bouton RECHERCHE. Je ne peux pas dire ce que je cherchais vraiment, une
phrase pour me donner le courage de me prendre en main. Un mot pour me
guérir, un texte pour me donner de l’espoir ? Une liste de réunions ou si je
cherchais un ami qui comme moi, était là, chez lui, seul et isolé ? Un
guide, un parrain virtuel ?
De toute manière, je cherchais quelque chose et comme la recherche n’avait
pas donné le résultat escompté, j’écrivis les mots clefs : réunions AA en
ligne. Voici le résultat : Groupe Vivre Sans Alcool (BSG #677502) des
Alcooliques Anonymes... Alcooliques Anonymes Francophones en ligne, réunions
parlées. ... Étapes. - Microphone nécessaire pour être en mesure de parler
lors des réunions - ... aafranco.iquebec.com/ -
Vivre… sans alcool. Je me souviendrai toujours que c’est le mot VIVRE qui
m’a frappé de plein fouet car depuis mon accident, je n’avais pas cessé de
penser qu’à une chose : MOURIR.
Voilà comment une petite goutte d’espoir s’est infiltrée en moi au travers
des sombres nuages faits de ressentiments, d’idées noires et du désir
sincère de mettre fin à mes jours. J’ai alors osé écrire au groupe et dès
cet instant, ma vie a commencé à changer. J’ai été accueilli comme si
j’avais osé franchir la porte d’un sous-sol d’église où jadis, j’allais
faire des réunions.
La personne m’a accepté tel que j’étais et elle ne m’a pas posé de
questions. Elle m’a proposé de l’aide et je me suis dit : « Ca y est ! La
main d’AA est de nouveau à ma portée ». Du coup, j’eus enfin le sentiment
d’obtenir une nouvelle chance et j’ai cru à nouveau que je pouvais m’en
sortir.
Quelques jours plus tard, j’assistai à ma première réunion en ligne, c’était
ma première réunion depuis ma rechute. Et quelle réunion ! Merci mon Dieu !
Bien installé devant mon ordinateur, me sentant totalement anonyme, je fis
mes premiers pas sur le chemin du rétablissement et je suis resté abstinent.
Pour la première fois depuis des années, j’eus la chance d’exprimer à
quelqu’un d’autre ce que je vivais et surtout, je pouvais oser demander de
l’aide ! Souvent, l’être malade n’a besoin que d’un peu d’écoute, un peu
d’attention, pour pouvoir retrouver le chemin du rétablissement et surtout
pour pouvoir remettre sa chaloupe dans l’océan en mouvement.
Sans peurs, ni craintes, j’ai pu à nouveau m’accrocher au mouvement des AA
et des membres qui le composent. Ce jour-là, est devenu le plus beau jour de
ma vie. Je me suis senti aimé et compris, j’ai ressenti la force qui anime
le mouvement des AA. Et je me suis dit : « juste pour aujourd’hui, je vais
me laisser bercer par les vagues… et je me suis abandonné. » Voilà, grâce au
Groupe Vivre Sans Alcool, aujourd’hui, je suis abstinent depuis 142 jours !
Ce groupe a été le « coup de pouce » dont j’avais besoin, la petite tape
dans le dos qui m’a permis de rester abstinent et surtout, de croire à
nouveau à un programme de rétablissement. Moi, qui me croyais fini et bon
pour la casse !
De plus, ce jour-là, on m’a proposé de faire une réunion physique, car,
m’a-t-on dit avec bienveillance, un meeting où tu peux voir les visages,
donner des poignées de main, et surtout, parler en tête à tête, est une
assurance et un gage de réussite.
Le mercredi suivant, je suis allé visiter le groupe AA Matawin à quelques
minutes de chez-moi. Au moment prévu de la réunion, je me suis levé et avec
une boule dans la gorge et des papillons dans le ventre, face à une dizaine
de gens inconnus, j’ai dit d’une voix tremblotante : « Je m’appelle Alain et
je suis un alcoolique… »
Depuis, ma vie a commencé à changer, je n’ai pas eu soif et je pense de plus
en plus souvent à vivre plutôt qu’à mourir. Le miracle s’est à nouveau
produit dans ma vie et j’ai retrouvé un mode de vie adapté à ma
personnalité.
Aujourd’hui, ma gratitude s’exprime quand je vis à la manière d’AA et je
tends à mon tour la main à d’autres membres. Quand je prépare la salle de
réunion, quand je prépare le café, quand je lis une lecture, quand je prends
le temps d’écouter, je le fais avec gratitude et avec amour.
Gratitude pour les prédécesseurs qui ont pavé le chemin, donnant ainsi à
d’autres une méthode simple mais efficace pour venir en aide à ceux qui
souffrent encore. Gratitude pour ceux qui ont pris le relais, gratitude pour
une Puissance Supérieure qui a maintenu ce mouvement vivant, malgré les
crises écologiques, les crises économiques et les crises disons-le, tout à
fait humaines…
Je remercie ceux qui dans ce monde de progrès, ont eu l’inspiration d’en
faire encore plus et d’adapter le mouvement des AA, jour après jour, à celui
de notre société moderne. Que ce soit grâce au téléphone, les bureaux de
services, les services de réponses automatiques, la télévision, la radio et
l’informatique et dans mon cas le monde de l’Internet.
Merci à ceux qui se sont dit : « Si quelqu'un, quelque part, tend la main en
quête d'aide, je veux que celle des AA soit là… » Merci car c’est grâce au
Groupe Francophone en ligne, Vivre sans alcool, des Alcooliques Anonymes que
je peux aujourd’hui vous partager mon aventure.
Alain, alcoolique abstinent.
Canada
Bonjour les Aamis, je m'appelle Frédérique et je suis alcoolique. J'ai connu
les réunions internet par le biais d'un ami. Il est venu chez moi installer
le logiciel et depuis ce temps je n'ai pas décroché. Ca me fortifie
d'entendre tous ces partages le dimanche soir. Ca me réconforte d'entendre
tous ces accents différents.
Bref, le dimanche soir je décompresse. Voilà ce qu'est Alcooliques Anonymes
sur Internet pour moi.
Merci de m'avoir lu.
À bientôt,
Frèd.
France
PASCAL , ALCOOLIQUE - TOXICOMANE
Je Me Suis Rendu Compte
Merci ! Mon Dieu !
Je me suis rendu compte que j’ai vraiment été chanceux et il faut que je
remercie Dieu et les Alcooliques Anonymes pour l’état dans lequel je suis
aujourd’hui, je ne m’étais jamais rendu compte de cela .Merci mon Dieu de me
donner la chance de guérir cette maudite maladie qui me suivait à tous les
jours « non – stop », qui est l’alcoolisme. Je n'aurais jamais été guéri de
cette maladie sans l’aide de Dieu et des AA, car cette maladie est très
contagieuse pour moi et cette maladie va me suivre tout au long de ma
nouvelle vie qui commence immédiatement aujourd’hui, un jour à la fois et 24
heures à la fois
Merci mon Dieu de ne pas être en prison, de ne pas être fou, et surtout de
ne pas être mort, car Dieu sait ce que ceci aurait pu arriver à maintes
reprises. Merci mon Dieu d’avoir la chance maintenant de vivre la vie à fond
avec ma femme et mes enfants.
MERCI MON DIEU !!!!!
- BON 24 HEURES À TOUS –
Pascal, Canada
Bonjour,
je m'appelle Philippe, malade alcoolique abstinent et très content de
l'être.
Gratitude et reconnaissance au mouvement AA, bien sûr : où serais-je si un
autre AA ne m'avait un jour indiqué un lieu de réunion dans mon quartier et
si je n'avais pas écouté ce qui m'y a été dit.
Gratitude et reconnaissance aussi pour tous les ami(e)s du groupe en ligne
"vivre sans alcool" (bsg ny #677-502), qui, 4 fois par semaine, tiennent des
réunions AA parlées au micro, dans le respect des traditions du mouvement,
grâce à quoi j'ai eu l'occasion de rencontrer des membres d'un peu partout
dans le monde (francophones ou non). Partager "AA" avec des membres à des
milliers de kilomètres, derrière son micro et son écran d'ordinateur, cela
peut ne pas être réellement différent d'une réunion normale.
Souvenirs marquants parmi d'autres : un expatrié en Afrique, pas de réunion
ni de contact AA du tout là-bas, venu 3 mois écouter ce qu'on partageait;
des réunions depuis un cyber-café en Suisse; un ami handicapé qui a pris du
service dans le groupe; un ami marocain qui cherchait des réunions AA au
Maroc et à qui a pu être indiquée une réunion NA dans sa ville; des amis
d'Indes, des USA, du Canada, de France, de Suisse et d'ailleurs qui sont
restés des amis; des services rendus au mouvement via la salle virtuelle;
d'autres pour qui c'était le tout premier contact avec AA et qui continuent
à participer aussi au groupe en plus de leur groupe d'attache habituel;
certains qui, après une rechute, ont réussi à se reprendre en passant
d'abord par la salle virtuelle; d'autres qui tiennent des réunions
"littérature AA", etc... Et....surtout, c'est un vrai groupe...qui transmet
le message et qui partage.
Gratitude et reconnaissance, parce que nous sommes enregistrés de façon
officielle au BSG de New York.
Gratitude et reconnaissance, parce que cette forme de réunion, même si elle
est généralement complémentaire aux réunions physiques, peut aussi être plus
que vitale pour certains : entendre des amis partager de vive voix quand on
est isolé ou incapable de se déplacer peut se substituer à une réunion
normale.
Gratitude et reconnaissance, parce que des amis tiennent les 2 salles
ouvertes quasi 24/24 7/7 et que le groupe a des projets pour utiliser encore
mieux ou plus les possibilités techniques de l'Internet afin de continuer à
transmettre le message.
On m'avait dit : "Reviens, ça marche", "tu n'es plus seul"....je ne puis que
le confirmer
Je ne rendrai jamais autant que ce qui m'a été donné.
AA+
Bruxelles, Belgique
En cette semaine de la gratitude, je veux dire merci d'avoir connu A.A. et
merci d'avoir A.A. sur Internet, parce que moi j'ai eu un accident et juste
le fait de pouvoir aller écouter et discuter sur Internet me sauve souvent
de mon premier verre, parce que je ne peux pas sortir souvent de chez moi à
cause des fréquentes douleurs. Donc, grâce a un membre qui m'a dit que je
pouvais faire des meetings sur Internet, j'étais très content aujourd'hui !
Merci A.A. d'être vraiment partout et dans ma vie !
Guy G.
Trois-Rivières, Canada
Merci A.A.
P.S. je ne le dirai jamais assez MERCI
Je m’appelle Yann L., je suis alcoolique, abstinent depuis le 27 octobre
2001, et membre des AA depuis le 27 novembre 2001.
Je vais essayer de vous raconter comment j’ai découvert la réunion audio du
groupe « vivre sans alcool », et pourquoi j’y suis désormais attaché. Je
suis un AA de base, j’ai fait quelques services électifs, je suis
actuellement RSG de mon groupe d’attache, que j’ai ouvert en mars 2007 avec
quelques amis. Je participe à des permanences hospitalières et des IP. J’ai
beaucoup d’amis AA dans ma vie, et cela m’est nécessaire.
J’ai mis en place un blog il y 2 ans pour partager les trouvailles que je
faisais sur internet quant au monde AA. Il faut savoir qu’en France, la
culture AA est embryonnaire. Bien des choses qui peuvent sembler normales
sur le nouveau continent nous sont étrangères. Internet est un média
extraordinaire, car il nous donne accès à une somme énorme d’expériences, de
témoignages, qu’il nous faut traduire, pour le rendre accessible aux aamis
francophones.
Un jour, je suis tombé, au hasard d’un « surf », sur la page du groupe
internet francophone. En quelques clics, j’ai installé paltalk et me suis
connecté. Il faut savoir que je déteste MSN, que je ne participe plus à
aucun forum ni « tchat ». Cependant mon intérêt était éveillé, et ce que
j’avais lu sur la page internet m’avait plu. De plus, j’ai appris en AA à ne
pas critiquer ou émettre d’opinion sur ce que je ne connais pas. J’ai donc
essayé. Je crois que la 1ère personne avec qui j’ai conversé est Philippe de
Bruxelles, mais ce peut être André … Et d’emblée, j’ai été conquis. Je suis
tombé sur ces gens et c’était comme si je les avais toujours connu.
Conquis est peut-être un mot un peu faible, je devrais dire émerveillé. En
effet, chaque dimanche soir se reproduit ce miracle qu’est cette réunion
pour moi : partager avec des amis de plusieurs continents, pays,
nationalités, depuis mon salon, en ressentant cette étrange fraternité que
je trouve toujours dans les réunions AA … Tout à coup, les distances sont
abolies, le temps n’existe plus, il n’y a plus d’heures qui tiennent, la
réunion se passe dans cet espace particulier et renforce d’une manière
extraordinaire mon sentiment d’appartenance à ce mouvement merveilleux. Je
me rappelle du jour où j’ai éprouvé pour la 1ère fois ce sentiment : un jour
gris d’automne, j’étais assis devant mon groupe d’accueil avec 2 heures
d’avance, démoralisé, remâchant des idées sombres, quand soudain m’est venue
en tête la pensée que, quelque part dans le monde, en ce moment, un groupe
d’amis se tenait la main en disant la Prière de la Sérénité … et je ne sais
pourquoi, moi qui était si renfermé dans ma colère envers moi-même et ma
peur des autres, cette pensée m’a fait voir le soleil derrière les nuages,
et j’étais heureux.
La réunion audio internet renouvelle pour moi chaque dimanche cette
expérience. Vous ne pouvez savoir à quel point cela est important pour moi.
Je n’ai pas découvert l’abstinence en AA, mais un programme pour le
demeurer, et surtout pour faire de moi un être humain. Je n’ai pas le choix,
si je ne consens pas cet effort quotidien, je redeviendrai la bête que
j’étais devenue dans l’alcool. Et cette réunion m’y aide beaucoup. Je suis
alcoolique, c’est vrai, mais également un grand rêveur, et le groupe audio
me donne l’occasion de vivre ce que je n’aurais jamais pu imaginer dans mon
alcool, le partage fraternel avec d’autres êtres humains dans un scénario de
science-fiction !
Tout ceci serait anecdotique et assez égoïste s’il ne s’y ajoutait une
indéniable dimension utilitaire. En effet il y a un an, un de mes meilleurs
amis en AA, Jean Luc a fait une dépression qui l’a amené à se replier sur
lui-même et à ne plus fréquenter de réunions physiques. Jean Luc avait à
l’époque 16 ans d’abstinence. Il a participé à quelques réunions paltalk, et
je peux dire qu’elles furent pour lui un rayon de soleil dans sa souffrance.
Jean Luc était handicapé (polio), assez isolé en campagne, et il était très
reconnaissant aux amis ayant mis en place cette réunion. Il a pu retrouver
le chemin de son groupe d’attache, et lui dire adieu avant sa mort.
C’est dans une réu paltalk que j’ai entendu Jean Luc partager pour la
dernière fois. J’ai vu débarquer des nouveaux , revenir des « re-nouveaux »,
j’ai entendu pleurer des amis dans la souffrance et j’ai aussi pleuré, j’ai
rigolé en entendant des anecdotes savoureuses, j’ai mis au chapeau, et j’ai
bu des hectolitres de café virtuel … tout ça avec des amis à des milliers de
kilomètres . L’été dernier, je suis allé à Bruxelles. J’y ai rencontre
quelques aamis que je connaissais déjà, mas là, je les ai vu physiquement.
Je sais qu’un jour je peux aller au Québec, j’y ai déjà des amis, comme en
Suisse ..
Pour toutes ces raisons, j’ai un immense sentiment de gratitude comme de
reconnaissance pour le mouvement AA, les membres qui le composent et la
Puissance Supérieure qui veille sur lui. Ce sentiment, c’est à moi de
l’entretenir, c’est à moi de considérer chacun de mes pas en AA comme un
moment merveilleux, c’est à moi d’apprendre à trouver dans le quotidien le
germe de beauté qui s’y trouve forcément et c’est moi que je dois
convaincre, quand je succombe à mes « vieilles habitudes », que chacune des
aubes qu’il m’a été donné de vivre depuis que j’ai rejoint les rangs des AA
a été, à chaque fois, la promesse d’un nouveau départ, et non plus l’annonce
d’une fin imminente comme dans mon alcoolisme actif.
Oui, comme le disait Bill, la gratitude est le plus beau sentiment que je
puisse éprouver, et si je l’oublie, je suis perdu.
Alors merci à vous tous, amies et amis du monde entier, de m’avoir permis de
réintégrer la communauté des êtres humains, de m’avoir écouté, même quand je
n’avais rien à dire, d’avoir comblé mes absences par votre présence, et de
m’avoir permis, un jour à la fois, de transformer le fumier de mon passé en
terreau fertile.
Yann L.
France
Bonjour mes AAmi(e)s,
Mon prénom est André et je suis alcoolique.
J'ai connu les Alcooliques Anonymes en octobre 1993 par le biais d'un très
bon ami à moi qui s’était joint au mouvement 1 semaine auparavant. J’ai
immédiatement aimé ce que j’ai vu en réunion. Déjà, lors de mes premières
réunions, j’ai vu des beaux yeux clairs, de vrais sourires, reçu des
poignées de mains sincères qui m’ont accueilli. Comme il est mentionné dans
la littérature A.A.; "Si vous avez décidé que vous voulez ce que nous avons
et que vous voulez tout faire pour l'obtenir, alors vous êtes prêts à
prendre certaines mesures.", j’ai exprimé haut et fort que j’étais prêt à
tout faire pour m’en sortir. On m’a alors présenté les services et j’ai
décidé de m’impliquer "à fond" avec les Alcooliques Anonymes de 1993 à 1999.
Suite à une intervention chirurgicale importante en 1999, j’ai rencontré, à
l’hôpital, une membre des A.A qui m’a expliqué que je pouvais assister à des
réunions via l’Internet avec un logiciel gratuit. Vu que je devais rester à
la maison dû à une convalescence de plus de 4 mois et qu’en plus, mes
déplacements étaient extrêmement limités, j’ai décidé d’essayer d’assister à
leur réunion A.A. sur Internet. Principe de réunion simple, et j’avais
seulement besoin d’un microphone et d’une connexion Internet. Il y avait à
l’époque 1 réunion en français à laquelle j’avais assisté plusieurs fois
mais tout à coup, ce groupe francophone avait fermé, ne me laissant qu’avec
des réunions A.A. en anglais pendant plusieurs mois. Je suis bilingue, alors
ce n’était pas un problème à prime abord, sauf au moment où j’ai eu besoin
de partager mon vécu et c’est là que j’ai réalisé que certains passages
s’exprimaient plus difficilement dans une autre langue que ma langue
maternelle.
De 2001 à 2005, je suis resté très impliqué dans mon groupe ainsi que dans
mon district, tout en assistant à quelques réunions A.A. sur Internet. En
2006, vu que mon travail chevauchait de plus en plus souvent les heures de
réunions en salles et que mon horaire n’était plus vraiment compatible avec
celui des réunions physiques, j’ai alors augmenté mes visites aux réunions
virtuelles sur le net. À la recherche d’un groupe A.A. francophone pour un
ami A.A. qui ne parle pas anglais, j’ai rencontré alors en 2006 un membre de
Belgique. Nous étions tous deux, dans une réunion A.A. virtuelle d’un groupe
australien anglophone. En discutant avec lui pendant cette réunion, nous
avons décidé d’échanger un peu plus sur l’idée et avons conclu qu’une
réunion francophone s’imposait. Il avait déjà à sa disposition, une salle
virtuelle, et nous étions 2. Les ingrédients de base y étaient… 2
alcooliques, une salle, un désir de s’en sortir, de partager ensemble et
d’aider d’autres alcooliques qui en ont besoin. Mon ami s’est alors joint à
nous et un autre ami belge à fait de même à son tour.
Au fil du temps, les personnes ont commencé à venir "voir" et écouter ce qui
se passait. De fil en aiguille, j’ai servi, et je sers toujours, auprès de
ce groupe Internet, nous avons cherché des façons plus efficaces de
"transmettre" le message. Les gens qui venaient nous voir étaient des gens
qui ne pouvaient pas assister aux réunions en salles à cause de différents
problèmes, soit de santé, de problèmes de mobilité, des handicaps ou encore
qui habitaient dans des régions éloignées ou qui ne pouvaient se déplacer à
leur guise. Certains d’entre eux sont restés avec nous et servent encore
aujourd’hui dans notre salle virtuelle. Nous sommes passé d’une réunion par
semaine à quatre réunions maintenant. La salle est virtuelle, mais la
présence, l’écoute et la souffrance sont réelles. Il n’y a pas que des
alcooliques abstinents qui visitent nos salles, certains viennent juste
"pour voir", d’autres viennent écouter pour leur conjoint et certains
admirent seulement notre beau mode de vie. Certains cherchent des réunions
où aller et avec l'aide des listes de réunions de plusieurs pays,
accessibles via Internet, nous pouvons les diriger vers celle la plus proche
de chez eux ou encore leur donner le lien vers de l'information sur les
Alcooliques Anonymes en direct sur le net. Souvent, en moins de 10 minutes,
on peut aider quelqu'un en lui trouvant une réunion, un numéro de téléphone
dans sa région, tout ça, grâce à une infrastructure web de plus en plus
complète et simplifiée.
Jamais je n’aurais pensé, en 1999, qu’Internet pourrait faire partie des
outils de transmission du message A.A. Je remercie ma puissance supérieure
de m’avoir guidé doucement dans cette voie. Ce groupe virtuel, me permet,
depuis plus de 3 ans maintenant, de "faire ma part" et d’aider à transmettre
le message des A.A. à des gens qui, autrement, seraient simplement chez eux
à s’ennuyer. Maintenant, je peux partager avec eux la grandeur de A.A. mais
surtout, c’est une chance inouïe pour moi de remettre une infime partie de
ce que les Alcooliques Anonymes m’ont donné gratuitement.
Au fait, je suis toujours autant impliqué au niveau des vraies réunions, je
prépare le café dans mon groupe d’attache et je suis aussi impliqué dans ma
région comme représentant de district régional (R.D.R). Donc, le virtuel est
pour moi un excellent COMPLÉMENT aux réunions en salles, MAIS rien ne vaut
la poignée de main ferme et les sourires expressifs que je vois en salle.
À défaut de pouvoir y assister en personne, maintenant, j’ai un plan B… un
réunion A.A. sur internet. J’y retrouve des ami(e)s A.A. francophones venant
de partout dans le monde; Belgique, Canada, France, Bulgarie, Finlande,
Maroc, Brésil, Mozambique, Australie, USA, Thaïlande, Arabie Saoudite,
Émirats Arabes Unis, Indes, Mali, Suisse, Hollande, Vietnam,... des
alcooliques qui ne cherchent qu’une chose… partager entre eux leur
expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leur problème
commun et d'aider d'autres alcooliques à se rétablir.
Longue vie aux Alcooliques Anonymes et merci d’exister !
André
Alcoolique en rétablissement,
Québec, Canada.
Membre du groupe francophone Internet Vivre Sans Alcool
enregistrement #677-502 au BSG de New York |